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24 avril 2015

Les superpouvoirs du roman de Paul Vacca, Comment Thomas Leclerc 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l’Eclair et a sauvé le monde

Il y a des critiques que l’on a envie de terminer par la fin. C’est le cas de celle de «Comment Thomas Leclerc 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l’Eclair et a sauvé le monde». J’ai envie de dire tout de suite comme ce livre m’a enveloppée, un peu comme une histoire à raconter le soir, une histoire pour les grands, mais qui berce et réconforte.


Une histoire racontée par un narrateur extérieur, mais, et c'est le plus important, à l'échelle d'un enfant, encore. Paul Vacca avait déjà usé du procédé dans «La petite cloche au son grêle» : le regard que porte l’enfant sur le monde n’a rien à voir avec le regard révolté de l’adolescent, ni avec celui, cynique, de l’adulte. Cette fois-ci, dans « Comment Thomas Leclerc 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l’Eclair et a sauvé le monde », l’auteur choisit un enfant « différent ». Un enfant qui n’arrive pas à sourire, qui sait résoudre n’importe quel problème mathématique – alors qu’il regarde bien souvent par la fenêtre. Un enfant qui se demande comment les grands peuvent accumuler autant de lapsus et se rendre coupables d’autant d’actes manqués.

J’ai adoré Tom, Tom qui découvre les comics, et ces héros qui lui permettent de donner un sens à sa différence. Si Tom est trop intelligent, c’est qu’il est né pour sauver le monde, c’est bien évident. Dès lors, Tom la bonne fée se prend pour Amélie Poulain en culottes courtes. Il arpente Montargis, petite ville de petites gens qui mènent leur petite vie pour y mettre de l'ordre. Une petite vie qui étouffe à petit feu, sans jeu de mots excessif, la mère de l’enfant qui vit dans la culpabilité. Nous sommes dans les années 60 : il y a tous ces mots qu’on ne dit pas encore, comme autisme ou dépression ; et les Trente Glorieuses, comme arrière-plan joyeux mais sur lequel l’auteur ne se prive pas de porter un regard de tendre ironie (la période self- made man du papa en est une des preuves).

Dans la vie de Thomas Leclerc, il y a des rituels. Un t-shirt fait par maman, son t-shirt de Tom l'éclair. Il y aussi une collégienne qui forme des bulles roses de chewing-gum en rêvant d'être actrice et une grand-mère qu’il faut bien davantage surveiller que le petit Tom. Et plein d’autres personnages, attachants ou non, qui font de Montargis une ville figée dans sa boule à neige que Tom veut secouer.

« Comment Thomas Leclerc 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l’Eclair et a sauvé le monde » est un excellent « feel-good book », comme on a pris l’habitude de dire pour ces romans qui se lisent agréablement, qui se finissent bien et qui font chaud au cœur. Mais ce serait réducteur d’enfermer le livre dans cette catégorie : à beaucoup de moments, l'intrigue pourrait déraper vers le tragique. On en frissonne, surtout quand cela arrive vraiment. Et se mêler de la vie des autres ne va pas sans risques… Or les méchants, comme dans les histoires de super-héros – et la vraie vie - sont bien souvent cachés dans de respectables habits qu’il est difficile de leur ôter.

Un roman touchant, subtil et doux. Touchant, un adjectif que j’ai déjà utilisé pour parler de Paul Vacca. Je suis sûre qu’il ne m’en voudra pas.

20 avril 2015

Le dos rouge d’Antoine Barraud, autoportrait du cinéaste en monstre

Expérimentation originale, «Le dos rouge» est un film atypique, évoquant la peinture en partant du cinéma, un long-métrage travaillant le langage cinématographique sous l’angle de la peinture. Tourné dans plusieurs musées, notamment la très cinégénique maison Gustave Moreau, «Le dos rouge» est déconcertant.
 
Un cinéaste célèbre décide de faire un film sur le monstre, alors qu’une tâche rouge apparaît sur son dos, une tâche qui s’agrandit progressivement, une tâche elle-même étrange, anormale, bientôt monstrueuse. A ce film en gestation s’ajoute une quête personnelle sur le motif monstrueux : une quête dont les motifs s’enchevêtrent évidemment avec ceux qui président à la décision de filmer l’étrange. Pour les besoins de cette dernière, il est aidée par une historienne d’art possédée par son sujet, qui finit part obséder son imagination en s’imposant à son imaginaire…

L’anomalie, le bizarre, l’hybride, dans l’art graphique, mais également comme corps, comme êtres, fascinent Bertrand. Bertrand, le cinéaste acteur du «Dos rouge» ? Bertrand Bonello lui-même ? Tout le film est une réflexion sans cesse renouvelée sur le cinéma, sur l’artifice - une mise en abîme perpétuelle du sujet. Un incessant jeu de miroirs, réels et supposés, est instauré, qui, sans relâche, déstabilise le spectateur. Que penser de ces films fantômes de Bonello ? Une scène de l’un d’entre eux a ainsi été réalisée pour les besoins de la narration du «Dos rouge». Fiction, autofiction ? Au regardeur de décider. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus interpellée- après tout, qu’un cinéaste s’empare de la notion de monstre n’est pas vraiment novatrice, le monstre étant par essence sensationnel et fantasmatique. Jean Clair s’est d’ailleurs récemment penché sur cette obsession artistique dans l’art moderne (cf. «Hubris» chez Gallimard, paru en 2012).
 
Le bizarre qui implique une structure déformée du film surprend moins. Il est même parfois presque facile, avec ce personnage de guide que se choisit le cinéaste, joué par Jeanne Balibar et par Géraldine Pailhas, sorte de femme fatale hitchcockienne, une femme double et ensorcelante.
 
Semi-improvisé, placé sous le double signe de l’admiration pour la photographie de Diane Arbus et celle pour la réalisation de «Vertigo», «Le dos rouge» est entièrement et totalement un film sur le regard.
C’est aussi, parfois, un film narcissique, dans lequel les acteurs se mirent au creux du miroir du cinéma, monstre assoiffé d’ego.
 
photographie © Epicentre films

18 avril 2015

Le secret de Tristan Sadler, recherche d’absolu durant la Grande Guerre

John Boyne admet volontiers qu’il est devenu une sorte de romancier de guerre : il est devenu extrêmement populaire avec le récit jeunesse «Le garçon en pyjama rayé», et plusieurs de ses livres ont pour cadre les deux conflits majeurs du siècle passé. Ce n’était aucunement planifié, mais l’auteur explique que les recherches faites pour ces romans induisent un tel nombre d’idées pour des livres futurs que ce n’est sans doute pas près de s’arrêter !

photomontage © vivelaroseetlelilas

Dans son roman traduit cette année aux Éditions de l’Archipel, «Le secret de Tristan Sadler», John Boyne raconte la guerre de 14 par la voix de Tristan Sadler. Tristan a menti sur son âge, et dès dix-sept ans, il subissait donc les brimades en camp d’entraînement. Et puis, après quelques mois, ce qui paraissait difficile semble souvenirs de vacances : ce sont les combats en France, les tranchées, les combats répétés, les camarades qui disparaissent les uns après les autres. Mais, contrairement à beaucoup d’autres livres qui, pour le centenaire, ont privilégié la dimension épique, la fresque historique ultra-documentée, John Boyne écrit un récit intimiste de la Grande Guerre. Celle d’une amitié amoureuse entre Tristan, qui se sait homosexuel, et Will, qui se cherche. Une relation qui s’est mal terminée : Will est resté, des balles dans la poitrine, sur le sol français.

Tristan Sadler raconte cette relation qui a bouleversé sa vie. Parti restituer un paquet de lettres à la sœur de son amour perdu, le récit alterne les passages où ces deux personnages dialoguent et les souvenirs de Tristan. Ce sont d’ailleurs la lecture de lettres de soldats qui ont donné l’idée du roman à John Boyne, et ce sont principalement elles qui lui ont permis de donner cette ambiance si nette au roman.

J’ai été très intéressée par ce récit qui met au cœur de l’action des personnages issus de la classe moyenne, pour Will, ou de la classe ouvrière, pour Tristan. Beaucoup de romans insistent sur des personnages a priori plus romanesques, des aristocrates qui peuvent payer des retours en permission, etc. Cela d’autant plus que la thématique du livre m’a évidemment fait songer à «l’Enfant de l’étranger» d’Alan Hollinghurst. Dans ce dernier, l’homosexualité des personnages, si elle n’est pas franchement assumée, ne fait pas l’objet de honte entre les étudiants de Cambridge. Ici, le romancier restitue l’atmosphère plus générale sur le sujet : la réprobation totale, les répudiations irrévocables. Deux classes, deux mesures.

Will Bancroft et Tristan Sadler sont des personnages qui forcent le lecteur à remettre le récit dans une perspective historico-sociologique
: chacun est un «absolutist» (titre original de l’ouvrage), à sa manière : Tristan qui fait prévaloir les sentiments, Will la politique. Avec le titre original, l’auteur permettait de jouer du double sens du mot, qui signifie réfractaire en français. Aucun des deux n’est complètement sympathique, chacun, à sa façon, est un lâche. Cette absence de stéréotypes rend le texte subtil, d’autant plus que Marian, féministe, incarne le personnage le plus touchant. L’auteur le voulait ainsi : il voulait peindre un personnage de femme forte, indépendante - pour cela, il s’est inspiré de son énergique petite-sœur.

John Boyne, l'auteur irlandais à Paris, le 16 avril 2015 photographie © vivelaroseetlelilas

Le secret de Tristan ne pouvait être celui de sa sexualité, car le roman s’ouvre sur un certain nombre d’annonces - notamment avec celle qui accompagne son arrivée à Norwich pour rencontrer Marian, il ne peut prendre possession de sa chambre et n’est pas choqué par le fait que deux hommes y aient passé la nuit. L’on sait, dès le début, que Tristan est gay.
 
Quel est donc son véritable secret ? Je vous laisse le découvrir !

Note : Cette chronique est enrichie par la discussion que j’ai pu avoir avec l’auteur lors d’une rencontre organisée par son éditeur français, l’Archipel, à Paris, le 16 avril.

«Le secret de Tristan Sadler» de John Boyne - L’Archipel 2015

12 avril 2015

Un cœur bien accordé : la maison de thé de Jan-Philipp Sendker rouvre !

Après un demi-siècle de régime militaire (jusqu’en 2011), les affrontements entre ethnies n’ont jamais cessé au Myanmar. L’ancienne Birmanie est donc à feu et à sang depuis son indépendance. Derrière le calme apparent des temples sublimes du pays, et de la couverture d’ «Un cœur bien accordé», c’est une toute autre réalité que la survie de ses habitants. Une existence souvent envahie par des bottes noires qui font luire la peur dans les yeux de ceux qui les croisent…
 
photomontage © vivelaroseetlelilas
 
Ces bottes noires, l’héroïne du roman, l’avocate américaine Julia entend une voix lui en parler un jour. Car Julia se met à entendre des voix, ce qui angoisse terriblement cette spécialiste en copyright très rationnelle. Pour faire cesser la voix apeurée, qui la harcèle et dont ne peuvent la guérir les psychotropes, Julia décide de partir à sa recherche au Myanmar : puisque ni les médicaments, ni la méditation en compagnie de sa meilleure amie ne peuvent lui venir en aide, alors elle se doit de quitter Manhattan...

Dans ce pays lointain qu'est la Birmanie, où les cartes du visible et de l'invisible sont constamment rebattues, Julia retrouve son demi-frère, U Ba, qu’elle avait perdu de vue. Il l’aide à découvrir la voix égarée par la douleur, qui est facilement identifiable. Il s’agit de celle de Nu Nu, dont elle va découvrir l’histoire tragique : les causes de sa douleur, le regret de son fils.

Avec «Un cœur bien accordé», j’ai découvert un livre doux et rugueux, qui aborde de nombreux thèmes : le bouddhisme et la spiritualité ; la vie quotidienne sous une dictature militaire : l’horreur de l’enrôlement des civils, les traumatismes de guerre. Mais «Un cœur bien accordé» évoque aussi les liens familiaux les plus tendres et la force des rencontres.
J’ai particulièrement aimé le récit quasi onirique à propos de Nu Nu, la belle jeune fille qui n’aurait voulu qu’un enfant, et le fait que cette partie du livre relève du conte. De ce point de vue d’ailleurs, les récits enchâssés m’ont fait songer au «Pays sous le ciel», qui comprend de nombreuses histoires dans l’histoire, et qui fait aussi évoluer une Occidentale dans un environnement légendaire qui la trouble sans cesse.

«Un cœur bien accordé» poursuit «L’art d’écouter les battements de cœur» : je ne le savais pas avant ma lecture, et cela ne l’a pas affectée. Néanmoins, pour poursuivre le voyage initiatique, je songe à retourner au début du chemin tracé par Jan-Philipp Sendker !
Et vous, avez-vous déjà eu l'occasion de lire cet auteur ?

6 avril 2015

La folie pratique de Piero Fornasetti aux Arts Décoratifs

En adepte du trompe-l’œil, je me suis rendue aux Arts Décoratifs dès les premiers jours de l’exposition Fornasetti, «La folie pratique». Oui, bien sûr y appelle le visage de Lina Cavalieri, sorte de Joconde moderne, que Fornasetti a dessiné costumée et fardée de toutes les façons possibles.
 

Vous pouvez voir ce visage énigmatique et fascinant, reproduit sur des dizaines d’assiettes qui se mirent dans de grandes glaces dans une des pièces de l’exposition. Cette dernière, présentée pour le centenaire de la naissance du créateur au Triennale Design Museum de Milan, a été repensée pour la grande nef des Arts Déco à Paris. Une première. Car, si durant les années 50 et 60 Fornasetti était incontournable, le décorateur-dessinateur-éditeur-collectionneur traversa une période de purgatoire qui dura, grosso modo, jusqu’à la manifestation que lui consacra le Victoria & Albert Museum, «Fornasetti : Designer of Dreams», en 1991-1992. De rêves, il en est tout à fait question dans l’ensemble de l’installation déployée aux Arts décoratifs par le fils de l’artiste.

«Il se dit que mes objets sont le résultat de procédures secrètes… Je ris sous cape…»

On se sent happé par l’univers de Fornasetti (1913-1988) dès l’entrée, le regard perdu dans ses labyrinthes de dessins incroyablement imaginatifs, ou bien à la recherche des lignes de ses trompe-l’œil, de ses créations surréalistes et iconoclastes. Et toujours empreintes de sa parfaite connaissance des Arts - ces mille pièces montrent que rien ne se perd dans l’art et que tout se transforme - et Piero Fornasetti de conserver, coller, découper, dessiner, dessiner, dessiner.

Piero Fornasetti, paravent "Angolo Antico con Eva", 1952

«J’ai fait l’amour toute la nuit… avec une plaque de cire noire et une fine pointe d’acier. La nuit fuit longue et je ne sais pas si j’ai gagné ou si j’ai perdu. Le fait est que je n’ai pas joui.»

Plateaux, porte-parapluies, écritoires, tables et paravents, Piero Fornasetti a réinventé le quotidien avec un talent facétieux, sous l’influence variée de peintres de la Renaissance, métaphysiques comme Giorgio De Chirico ou Alberto Savinio, et des décorateurs néo-romantiques (Christian Bérard, Pavel Tchelichew, etc).
L’exposition bénéficie d’une scénographie qui rend hommage au créateur et favorise l’immersion dans cette étonnante rétrospective. Le dispositif critique est intéressant mais on peut aussi se laisser guider par les fantaisies du maître, qui travaille toutes les matières et tous les supports. Les productions en série, approchant le kitsch, auquel il dût se résoudre, sont également intéressantes : elles questionnent la place ambigüe accordé aux créateurs qui ne veulent se résoudre à choisir une discipline.

Fornasetti était sans doute quelque peu mégalomane et ses déclarations, autant d’aphorismes, marquent la déambulation. Comme un grand éclat de rire au nez de ses détracteurs.

Jusqu’au 14 juin 2015.

La folie pratique - Piero Fornasetti
Musée des Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 PARIS

2 avril 2015

Les Amours interdites de Victoire et Céleste, par delà le bien et le mal

Les insomnies aiment les lecteurs. C’est ainsi qu’elles vous saisissent, dans le silence quasi monacal de la nuit.  Vous n’êtes plus tout à fait dans le monde, les personnages de votre livre viennent se pencher à vos côtés, ils envahissent votre canapé préféré, et leur conversation vous enchante ou vous irrite, sans jamais vous laisser indifférent. C’est ainsi que j’ai lu «Amours», de Léonor de Récondo, un livre dont j’ai hésité à vous parler ici…

photomontage © vivelaroseetlelilas

«Amours» se déroule dans le Cher d’il y a un peu plus d’un siècle. Dans une maison bourgeoise, maîtres et serviteurs dansent leur ballet social, savamment préparé par un prologue plus long que dans «Pietra viva» et «Rêves oubliés».
Chez les De Boisvaillant, il y a peut-être un problème de stérilité ; ne peut-on lire d’ailleurs, dans le nom donné à la famille, un clin d’œil malicieux de Léonor de Récondo aux dieux de la fécondité ? Le mari, Anselme, n’a pas eu d’enfants de son premier lit. Dans le second, Victoire, (autre nom à valeur incantatoire, ou dérisoire, qui sait,) la jeune femme prestement épousée en secondes noces, n’accomplit pas non plus le rêve de l’héritier miraculeux, mâle de préférence. Pourtant, un jour, Céleste, la bonne, elle, est enceinte. Anselme n’est donc pas stérile ! Car chez les Boisvaillant, « cela reste en famille, dans la maison » ; apprécions au passage le langage plus que leste de la mère d'Anselme.
Victoire, d’abord sidérée, ose concevoir l’impensable. Garder l’enfant. Mais Victoire est si démunie face à Adrien !
Elle est à son piano, tandis que l’enfant agonise. Alors Céleste comprend, Céleste agit. Et Victoire découvre une nuit Céleste protégeant Adrien. Dans un élan d’humanité bouleversante, les deux femmes se rapprochent, loin des violences de l’homme qui les a toutes deux humiliées.

Ce roman frissonnant de chair et de sang modifie l’impeccable chorégraphie. On pense à Victoire comme à une cousine de la Jeanne de Maupassant, mais on n’est pas très loin non plus de Mauriac. Cependant, c’est une femme qui écrit - et cela change toujours quelque peu la perspective. Délicate, l’histoire qui se noue entre les deux femmes m’a aussi fait songer au texte de Régine Desforges, «Pour l’amour de Marie Salat».

Faut-il lire «Amours».comme un conte ou comme une réflexion sur la permanence des barrières que continuent de dresser les préjugés liés à la naissance et à la fortune ?
Comme tout bon roman, le livre pose plus de questions qu’il n’en résout ! Et une lecture n’exclut probablement pas l’autre.

A vos insomnies !

«Amours» de Léonor de Récondo - Sabine Wespieser 2015
Prix RTL 2015 ; figure dans la deuxième sélection du Prix de la Closerie des Lilas 2015